mardi 12 janvier 2016

Le doudou égaré

Ce matin, en remontant du marché, j'ai trouvé gisant au bord du trottoir, face contre bitume, un joli doudou , genre de petit pantin gaiement coloré (même si l'usage l'avait un peu terni); je l'ai promptement ramassé, lui ai demandé d'où il venait , sans réponse, j'ai cherché autour un adulte, une poussette, un petit... J'ai bien aperçu quelque 200 mètres plus haut une dame poussant un engin à 4 roues mais je ne me sentais pas de courir avec ma charrette pleine de légumes et de fruits pour tenter de la rattraper. Alors, j'ai accroché le doudou au grillage bordant le trottoir près des boîtes aux lettres de l'immeuble voisin et j'ai repris l'ascension de ma rue en pressant autant que possible le pas. Et puis, bonne surprise, la dame s'est arrêtée, a tourné autour de sa poussette, je l'apercevais et lui faisais des signes , car j'ai pensé qu'elle cherchait le doudou; elle a fini par me voir et est revenue vers moi.

  • Vous cherchez le doudou ?
  • Oui, dit-elle, vous l'avez vu ?
  • Je l'ai accroché au grillage un peu plus bas, près du parking et des boîtes aux lettres
  • Oh merci, merci, me dit la dame qui doit être la Mamy, avec un grand sourire de soulagement ...

Et j'ai eu le coeur tout réjoui....

En continuant mon chemin j'ai pensé à cette fois où mon dernier avait perdu son "Nanou", son doudou à lui, un ourson tout doux. C'était dans la rue commerçante et j'avais refait toute la rue plusieurs fois. La soirée et la nuit avaient été difficiles. Heureusement sa grande soeur avait ressorti un petit lapin en peluche et cela avait presque suffi à le rassurer. Et le lendemain, dans la vitrine du boulanger, à côté des croissants, trônait le Nanou avec un petit post-it: "Je cherche mon maître ou ma maîtresse, me reconnaîtrez vous ?" Vous devinez ma joie et celle de P. !
Tendres souvenirs...

Toujours sur mon chemin de retour, j'ai aperçu devant moi une dame de mon quartier qui ne m'est pas vraiment sympathique, je n'aime pas ses discours toujours pessimistes et râleurs sur tout et n'importe quoi. Alors lâchement, j'ai ralenti, car je ne me sentais pas le courage de lui présenter mes voeux et d'entendre en retour ses jérémiades.

Finalement c'est une autre voisine qui m'a rattrapée, avec laquelle nous avons joyeusement devisé sur le retour du soleil et du ciel bleu, et de l'heure qui tourne, 11h30 : il était grand temps de rentrer, ranger les courses, préparer le repas.